Jean Dominique Bauby – Le scaphandre et le papillon – Book Thérapie #11

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Le scaphandre et le papillon, Jean-Dominique Bauby, en occasion à partir de 0,90€ aux éditions Pocket.

Que dire sur cette tragique autobiographie… Je l’avais déjà lu il y a quelques années et la lecture est toujours prenante.

Synopsis :

Jean-Dominique Bauby était journaliste de métier. Il a notamment travaillé pour Paris Match et Matin de paris. Il deviendra par la suite le rédacteur en chef du magazine Elle. En 1995, il est victime à l’âge de 43 ans d’un AVC qui le plonge dans le coma. Il se réveillera avec le locked-in syndrome, ou syndrome d’enfermement. Il pense, comprend, réfléchit normalement mais seule une de ses paupières bouge, le reste du corps est paralysé.

Grâce au fabuleux travail de son orthophoniste, il va pouvoir communiquer par battement de cil et ainsi pouvoir dicter son livre, témoignage à chaud de son calvaire quotidien. Il meurt quelques jours après la publication de son livre en mars 1997.

Pourquoi cette autobiographie s’appelle « Le scaphandre et le papillon » ?

L’auteur revient beaucoup sur ces deux termes qui caractérisent ce qu’il ressent : le scaphandre démontre sa sensation d’enfermement, de lourdeur et d’impossibilité de bouger. Pour lui, cet attirail empêche toute forme de communication et de mouvement, comme son syndrome.

Le papillon quant à lui est symbole de liberté, de voyage et d’évasion. Un papillon invite au rêve, son battement d’ailes peut être apparenté au battement de sa paupière, qui est son seul échappatoire pour entrer en contact avec le monde extérieur. Mais cela représente aussi le silence et la fragilité.

Mon avis :

Malgré la dureté du sujet traité, Jean-Dominique Bauby a su raconter sa souffrance avec légèreté et espoir. Les descriptions qu’il apportent sur des thèmes qui lui font envie comme la nourriture sont retranscris avec une telle précision qu’on en salive nous même.

De très belles métaphores sont utilisées notamment pour son père qu’il appelle « l’auteur de ses jours ». Son oeil est pour lui le « hublot de son scaphandre ».

On ne peut qu’être admiratif devant la force qu’il lui a fallu pour ne pas succomber à la folie et dicter patiemment, lettre par lettre son témoignage.

Jean-Dominique Bauby nous a livré son secret pour survivre lorsque le corps n’est plus libre : l’esprit prend le relais.

Une adaptation cinématographique est sortie en 2007 interprétée par Mathieu Amalric. Le film est assez fidèle et permet une meilleure immersion dans ce monde de silence.

Je n’ai pas été bouleversée par le livre car l’auteur arrive à prendre du recul sur son état et adopte un ton plein de courage et vie, et c’est ça qui est marquant. En revanche, le ton du film est plus mélancolique et là je suis passée du rires aux larmes tout du long.

En résumé, je pense que ce livre a été une façon pour Jean Dominique de dire au revoir à la vie en revivant ses meilleurs souvenirs, comme une grande lettre d’adieu. Et c’est avec un grand talent d’écriture qu’il y est arrivé…

Quelques citations :

  •  » L’esprit peut vagabonder comme un papillon. »
  •  » Quitte à baver, autant le faire dans du cachemire. »
  •  » Mon ancienne vie brule encore en moi mais se réduit de plus en plus aux cendres du souvenir. »
  •  « La ville, ce monstre aux cents bouches et aux milles oreilles qui ne sait rien mais qui dit tout. »

L’avez-vous lu ?

Bizbiz

Solène

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