Aurélie Valognes – Mémé dans les orties – Book Thérapie #17

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Mémé dans les orties, Aurélie Valognes, 7,10€ en poche aux éditions Livre de poche.

En passant dans les rayons de la Fnac, je suis tombé nez à nez avec ce petit livre qui promettait d’être cocasse rien que dans son titre. Je me suis donc laissée tentée.

Ce roman est le premier de l’auteur française Aurélie Valognes. Sorti en 2014, il est vendu à plus de 200 000 exemplaires et est un des best-sellers de cet été.

Il faut savoir que ce livre est sorti en auto-édition. C’est-à-dire que l’écrivain a elle-même pris en charge l’édition de son ouvrage sans passer par une maison d’édition.

Synopsis :

Ferdinand Brun est un petit monsieur de 83 ans qui vit reclu sur lui-même avec sa chienne Daisy. Il déteste tout et tout le monde et entend le faire savoir. Aucune raison de faire des efforts, sa vie est derrière lui. Enfin c’est ce qu’il pense…

Pourquoi ce livre s’appelle « Mémé dans les orties » ?

Parce qu’il ne faut pas pousser à bout les retraités car attention, ils sont pleins de ressources !!!

Mon avis :

Un petit livre qui se lit vite et qui apporte notre lot de fantaisie pourvu qu’on aime l’humour grinçant et le comique de situation.

C’est aussi un roman tendre qui nous donne une belle leçon de vie : il n’est jamais trop tard pour changer, il n’est jamais trop tard pour vivre !

Cela peut même inciter à l’empathie. Non, ton voisin de pallier n’est pas le pire des connards ! Il est juste malheureux ! Même s’il existe de vrais gros cons, peu de gens dans ce monde sont méchants par nature.

Les personnages sont un brin fous et entraînants. J’aime avoir aussi plusieurs types de retraités mis en scène : le réfractaire, la branché, la commère,… Cela prouve qu’il ne faut jamais se fier à l’âge et mettre catégoriser les retraités de « has been » ou autre.

De plus, avoir une petite fille dans l’un des rôles principaux rajoute un effet attachant à l’histoire. Son côté impertinent et frais est l’élément sans lequel « Mémé dans les orties » n’existerait pas.

En revanche, je ne sais pas quel âge donner à celle-ci qui paraît être encore au primaire. Elle a parfois un discours un peu trop adulte qui me peine à croire qu’elle n’est qu’une enfant.

Si je devais encore pinailler, je dirais peut-être que Ferdinand change un peu trop vite de comportement à mon goût. On se façonne son image d’homme indécrotablement aigri et POUF, en 2-3 pages il devient presque sentimental.

Un parallèle avec le film Mr Ove

Ce qui est amusant, c’est que la semaine dernière, j’ai eu l’occasion de voir le film suédois Mr Ove. Le principe est le même : un petit monsieur méchant et qui n’a plus goût à la vie. Celui-ci aussi fait vivre son mauvais caractère à ses voisins. L’humour employé ici est aussi sarcastique avec un mélange de tendresse. Et il y a aussi des enfants qui le rendent gaga^^.

Bien que les deux histoires se finissent différemment, le thème des retraités est finement abordé. La solitude, l’isolement, mais aussi la vie qui émane des 60 ans ++ est bien décryptée.

Le mot de la fin

« On dit qu’on devient adulte quand on prend conscience qu’on doit mourir un jour »

L’avez-vous lu?

Bizbiz

Solène

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